Quelles sont les nouvelles normes électriques ?

Nouvelles normes électriques
Ce sigle désigne un « espace technique électrique ». Il s’agit d’un volume consacré aux circuits d’électricité et de communication. Cet ensemble doit correspondre à des normes précises édictées de manière officielle.

Un cadre légal bien défini

Toute installation électrique dans un habitat neuf ou en rénovation doit répondre à la convention NF-C15-100. Cet impératif concerne également une éventuelle transformation ou extension d’un circuit déjà en place dans un local ou une habitation. La norme en question a évolué par le biais de l’amendement 5 qui s’applique depuis le 27 novembre 2015. Les changements notables par rapport à la réglementation précédente sont de plusieurs ordres. Pour commencer, le nombre de disjoncteurs sur le tableau électrique ne dépend plus de la superficie de la maison mais de la mise en place des circuits électriques. L’ETEL (espace technique électrique) obligatoire désormais, doit mesurer 60 cm de largeur pour une profondeur de 25 cm. Par ailleurs, les nouvelles normes électriques pour les maisons redéfinissent aussi le nombre de prises par pièces. Dans une salle de séjour d’une surface inférieure à 28 m2, il faut en prévoir une par section de 4 m2, soit au moins cinq. Si cette pièce dépasse les 28 m2, le chiffre passe à sept prises. En ce qui concerne chaque chambre à coucher, il faut au minimum trois prises.

Des prises en nombre précis

Dans la cuisine, le règlement exige au minimum six prises dites « non spécifiques » (hors plaque de cuisson) et qui sont alimentées par un circuit particulier. Quatre de ces prises doivent être situées ça et là au-dessus du plan de travail, à distance cependant de l’évier et de la plaque. Dans les petits espaces, d’une surface inférieure à 4 m2 comme le vestibule, un couloir ou une cave, il faut installer au moins une prise sur place. Les WC ne sont pas concernés à l’exception de ceux qui font partie d’une habitation soumise aux règles d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Dans ce cas précis, il faudra prévoir une autre prise non loin de l’interrupteur. Au total, le nombre maximal de prises ne doit pas excéder huit si la section des conducteurs correspond à 1,5 mm2. Lorsque cette dernière est de 2,5 mm2, un maximum de douze prises est accepté. La protection du circuit doit alors être assurée par un disjoncteur divisionnaire, d’un calibre équivalent au plus à 16 ampères (A) ou 20 A dans l’un ou l’autre cas.

L’éclairage et le chauffage normalisés

À l’image des prises de courant, les points d’éclairage sont installés dans une limite de huit par circuit. En fonction des contraintes des lieux, leur alimentation peut éventuellement conduire au plafond ou bien au sol ou sur une prise à commande. Les conducteurs ont alors une section de 1,5 mm2 et sont connectés à un disjoncteur divisionnaire d’un calibre de 15 A maximum. Pour ce qui est de l’interrupteur, il doit bien sûr être fixé sur le mur, à une hauteur du sol comprise entre 0,90 et 1,30 m. Il est à noter que la règle NF-C15-100 ne prévoit aucun changement en ce qui concerne les radiateurs. Il demeure obligatoire que les appareils de chauffage dépendent d’un seul et même circuit. La section des conducteurs est fonction de la puissance de ces appareils, ainsi que le calibre du disjoncteur. Pour un radiateur de 3500 W, cette section sera de 1,5 mm2 pour un calibre de 16 A. Avec un radiateur de 4500 W, on passe à 2,5 mm2 avec un calibre de 20 A voire plus pour des appareils d’une puissance supérieure.

Une protection dans toute l’habitation

L’amendement 5 du label NF-C15-100 ajoute également une modification concernant les salles de bain. Ces pièces ne sont plus soumises à un découpage en quatre volumes (0, 1, 2 et 3) car le n° 3 est supprimé. Le « volume caché » correspond désormais à celui qui est situé sous la baignoire ou sous le receveur : toute installation électrique y est interdite. Celle de la maison, au sens général, exige une protection par le biais de deux disjoncteurs différentiels (sensibilité ≤ 30 mA). Les circuits électriques spécifiques dédiés à la plaque de cuisson, au lave-linge doivent bénéficier d’une protection via un différentiel de type A. Il peut être de type AC s’agissant des autres circuits. Par conséquent, le tableau inclura un différentiel de chaque type (A et AC) au minimum, avec une limitation de huit circuits pour l’un et pour l’autre. De plus, les coupe-circuits sont dorénavant prohibés. Ce nouveau tableau électrique comportera en outre 20 % d’espaces disponibles afin de faire évoluer l’installation si nécessaire. Pour la liaison à la terre, aucune transformation n’a été apportée. Mettez donc votre électricité en règle sans délai ! 

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